Mois : mars 2020 Page 2 sur 16

Les ganaderos communiquent sur Facebook

Guillaume Bats (Casanueva) et Vincent Fare (La Paluna) nous font vivre régulièrement sur leurs pages Facebook respectives la vie du campo et les grands moments de leurs élevages.

Merci Ă  eux de nous apporter de jolis moments d’Aficion dans ces temps difficiles.

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Communiqué de la FSTF

JOSÉ MARTÍ et la CORRIDA

Suite de notre série sur des textes méconnus ou que vous aimez particulièrement liés à la tauromachie. Après Exbrayat, Joseph Peyré et le grand journaliste aficionado José Carlos Arévalo hier célébrant Borja Domecq, une nouvelle page très originale avec le héros cubain José Marti. Merci à Michel Marcos pour cet envoi.

Continuez Ă  nous Ă©crire: pierrevidal.ratabou@orange.fr

                                              

            « José MARTÍ (1853-1895) est considéré par les Cubains comme le premier révolutionnaire. Sa statue trône au milieu de la Plaza de la Revolución à La Havane. Dès 1869 (16 ans !), après avoir été emprisonné pour ses idées, il fut déporté en Espagne. On peut donc penser, à la lecture du texte qui suit, qu’il y a assisté à une ou plusieurs corridas. Il vécut ensuite à Paris — il écrivait aussi en Français —, au Mexique, au Guatemala, à New-York, au Venezuela, défendant ses convictions dans un grand nombre de journaux des pays où il séjournait et en tant que correspondant de périodiques d’autres régions du monde. Il fut le héros (malheureux, puisque tué à la bataille de Dos Ríos à la tête de l’armée de libération) de la guerre d’indépendance dont il ne vit donc pas la fin. Il en pressentait pourtant l’évolution au point d’écrire que, en quittant le joug de l’Espagne, Cuba risquait de se retrouver sous une tutelle pire encore, celle des U.S.A. ; l’histoire, jusqu’en 1959, lui donnera raison 

            Il Ă©crivit le texte ci-dessous en anglais pour le quotidien Ă©tatsunien « The Sun Â». Il est datĂ© du 31 juillet 1880 et le lecteur curieux peut le trouver, en anglais puis traduit en espagnol, dans le Tome 15 intitulĂ© « Europa Â» des « Obras Completas Â» de JosĂ© MARTĂŤ, Editorial de Ciencias Sociales, La Habana, 1975, Chapitre « THE BULL FIGHT Â» pages 168 Ă  179. Je me suis permis d’en faire une traduction en français pour les fidèles de Corrida Si.

Michel MARCOS (40290 OSSAGES)

                                               LA COURSE DE TAUREAUX

            « Ceux qui vivent aujourd’hui Ă  New-York ont l’opportunitĂ© d’assister Ă  une course de taureaux. Des “chulillos”, [(drĂ´les, malins dĂ©brouillards) entre guillemets dans le texte original en anglais, intraduisible, correspond ici Ă  nos actuels peones, (NdT)] vĂŞtus de splendides costumes ornĂ©s de dentelles et d’or, lanceront dans le vent les plis gracieux de leurs petites capes rouges. Ils porteront des souliers bas et exhiberont leurs mollets musclĂ©s dans des bas de soie. Les sauts et les mugissements des taureaux effrayĂ©s pourront Ă©veiller chez les spectateurs Ă©merveillĂ©s une alternance de sentiments de joie et de crainte. Les animaux chargeront les astucieux chulillos  ou tenteront de fuir. On les rendra fous avec de provocantes capes cramoisies ou des cris torturants. Les matadors pourront faire un brillant et fascinant usage de leurs capes sans danger. La corrida, cependant, ne pourra ĂŞtre qu’un pâle reflet d’une authentique course de taureaux espagnole, car Mr. Bergh ne souhaite pas que les animaux souffrent. L’étrange plaisir que produit une course de taureaux a son origine dans les souffrances du taureau, dans sa terrible et aveugle furie, dans le danger couru par les hommes et le spectacle de chevaux ensanglantĂ©s qui se traĂ®nent sur le sable. C’est l’émotion qui naĂ®t des agonies, de la mort, de l’odeur du sang et de l’applaudissement fĂ©brile qui salue le taureau qui blesse ou tue ses persĂ©cuteurs, et troue avec ses cornes ensanglantĂ©es les corps des chevaux morts. C’est le grand tumulte et cette originalitĂ© fĂ©roce qui crĂ©ent ce plaisir sauvage.

            Les new-yorkais n’iront pas aux arènes, Ă  moitiĂ© fous d’excitation, en mangeant des oranges et en buvant du bon vin Ă  la gourde. Ils n’arriveront pas Ă  l’amphithéâtre en criant et en chantant sur le toit des omnibus. Les riches ne voyageront pas dans une calèche, ce vĂ©hicule enchanteur, dont la structure poussiĂ©reuse est tirĂ©e par six mules fougueuses, couvertes de rubans et de clochettes tintinnabulantes et est conduite par un andalou aux longs favoris vĂŞtu d’un costume Ă  paillettes, un foulard violet nouĂ© sur la tĂŞte. Aujourd’hui, les loges ne seront pas occupĂ©es par des dames en mantilles noires, chacune avec une rose rouge dans les cheveux et une rose accrochĂ©e sur le cĂ´tĂ© gauche de la poitrine. Les hommes prĂŞts Ă  mourir ne rĂ©pondront pas aux cris d’encouragements de ceux qui sont habituĂ©s Ă  cette effusion de sang. Les malheureux n’entreront pas dans l’arène, gaiement vĂŞtus, le visage souriant et le cĹ“ur dĂ©faillant, après avoir priĂ© la Vierge, et ils n’agiteront pas les mains vers leurs Ă©pouses aimantes, vers leurs mères tremblantes et leurs pauvres vieux pères.

            Le public sans pitiĂ©, celui qui pense toujours que le torero ne s’expose pas assez ou que le taureau ne tue pas un nombre satisfaisant de chevaux, ou que l’épĂ©e du matador ne s’enfonce pas suffisamment profond dans le cĹ“ur de l’animal, sera absent. Nous n’entendrons de la bouche des spectateurs enrouĂ©s et excitĂ©s les terribles mots de « froussard !», « fripon ! Â», « idiot ! Â» lancĂ©s Ă  quelque malheureux picador, peut-ĂŞtre montĂ© sur un cheval Ă  moitiĂ© famĂ©lique et blessĂ©, affrontant, pique en arrĂŞt, un taureau aux yeux injectĂ©s et aux cornes baissĂ©es.

            Il manquera Ă  cette exhibition les dangers nouveaux et toujours  inattendus qui maintiennent les nerfs sous tension.

            “Señor” Fernández essaiera de nous offrir une course de taureaux, mais il sait que, pour tenir compte des sentiments du public, il doit la dĂ©pouiller de ses caractĂ©ristiques sauvages et authentiques.

            Combien est splendide et terrible une course de taureaux Ă  Madrid ! L’amphithéâtre se remplit entièrement trois heures avant la corrida. On paie les prix les plus Ă©levĂ©s pour les places assises. Des personnes dĂ©pourvues d’argent s’en font prĂŞter pour aller Ă  la corrida. Tout le monde boit, mange et crie. Des plaisanteries piquantes chatouillent les oreilles des jeunes filles les plus Ă©lĂ©gantes. Le soleil brille et brĂ»le. Il y a un tumulte de pandĂ©monium. Les spectateurs sifflent, applaudissent, se giflent, et les couteaux brillent.

            Enfin, le prĂ©sident de la fĂŞte entre dans sa loge. Le roi y assiste frĂ©quemment. Il est accompagnĂ© de la reine. Il agite un mouchoir. Y rĂ©pond une formidable explosion d’applaudissements. La trompette sonne. Un officiel en costume Philippe IV, sur un fringant coursier, va jusqu’à la loge du prĂ©sident qui laisse tomber dans son chapeau emplumĂ© la clĂ© du “toril”, ou corral oĂą sont enfermĂ©s les taureaux. Il repart au galop et jette la clĂ© au chef du groupe des toreros.

            Cette cĂ©rĂ©monie terminĂ©e, suit un spectacle Ă©blouissant, romantique et animĂ©. Il s’appelle le “despejo â€ť [entre guillemets dans le texte : Ă©vacuation de l’arène avant de lâcher le premier taureau ; en rĂ©alitĂ©, J.MartĂ­ fait une erreur, confondant le despejo et le “paseo â€ť, dĂ©filĂ© des toreros (NdT)]. Tous les toreros, trompe-la-mort, saluent le prĂ©sident. Le chef s’appelle “ la espada â€ť [(sic : cette erreur est Ă©tonnante, il aurait dĂ» Ă©crire “ el  espada”) entre guillemets dans le texte : porteur de l’épĂ©e, matador (NdT)]. Chaque espada a ses assistants, sa “cuadrilla”. Ils se dĂ©placent lentement et avec grâce, leurs costumes brillent Ă  la lumière du soleil. Les chulillos, dont la mission est de distraire et de fatiguer le taureau par l’incessant mouvement de leurs petites capes et les “banderilleros”, qui clouent des dards dans sa peau, suivent Frascuelo, Lagartijo, MachĂ­o, Arjona, le vieux Sanz, les grands matadors qui sont adulĂ©s par les femmes et respectĂ©s par les hommes. Les picadors, vĂŞtus de larges pantalons de cuir jaune, de chapeaux de peluche grise Ă  bords rigides et les jambes gainĂ©es de fer suivent ceux qui vont Ă  pied. Invariablement ils pèsent trop pour leurs chevaux osseux Ă  10 dollars. Le “cachetero”, dont le petit couteau aiguisĂ© donne le coup de grâce au taureau blessĂ©, les suit. Les “mulillas”, ou mules couvertes de plaids multicolores et chargĂ©es de bruyantes clochettes clĂ´turent la procession. Ce sont elles qui traĂ®nent hors de l’arène les taureaux et les chevaux morts.

            On salue le roi. Les mulillas sortent de l’arène. Les picadors se dĂ©ploient près du toril, piques au repos. Les chulillos jettent vers la barrière extĂ©rieure leurs capes de soie et prennent leurs “capas de combate”, toutes dĂ©chirĂ©es et en loques. La trompette retentit Ă  nouveau. Les applaudissements redoublent. Une porte massive s’ouvre, au bout d’un corridor Ă©troit et obscur, et le taureau entre en piste. Pour le rendre plus furieux, on l’a maintenu dans une obscure prison, sans nourriture ni eau, et il a Ă©tĂ© torturĂ© Ă  coups de pique. AveuglĂ© par le torrent de lumière, effrayĂ© par les cris qui l’accueillent, indĂ©cis quant Ă  sa première attaque, il s’arrĂŞte, gratte le sable avec colère, baisse la tĂŞte et regarde se ennemis avec fĂ©rocitĂ©.

            Il est possible qu’il se jette tel l’éclair sur un picador. Le cheval reçoit le terrible choc et, blessĂ© Ă  mort, il est  jetĂ© contre la barrière. En gĂ©nĂ©ral, le picador reste enseveli sous sa pauvre bĂŞte. Il peut aussi arriver que le taureau choisisse un chulillo pour sa première attaque. L’habile homme traĂ®ne sa cape derrière lui ou la jette d’un cĂ´tĂ© pour distraire l’attention du taureau furieux, et, en atteignant la barrière, la saute en un Ă©clair, comme un oiseau sans ailes.

            Maintenant, ce qui n’était qu’un jeu devient sĂ©rieux. La foule s’enthousiasme, affole le taureau, insulte les toreros et rĂ©clame la mort d’encore plus de malheureux chevaux.

            Quand le picador tombe, les chulillos provoquent le taureau pour Ă©viter qu’il blesse l’homme. Ils entourent l’animal de leurs capes et, finalement, sur intervention de la trompette, le travail des chevaux s’achève et commence celui des banderilleros.

            Les chulillos, encouragĂ©s par les cris de la multitude, avancent vers le taureau. Ils agitent devant lui de petits bâtons sur lesquels sont collĂ©s des morceaux de papier de couleurs vives. Leur frĂ©missement ressemble au froissement de la soie. Des dards au bout de ces petits bâtons permettent de les clouer dans le cou du taureau. Parfois le “banderillero” se place presqu’entre les cornes de la bĂŞte en fureur, le mufle de l’animal Ă  ses pieds, et plante ses dards dans la chair tremblante. Le taureau rugit et mugit. Il fonce, recule, s’arrĂŞte, charge et charge encore et finalement se dĂ©place autour de l’arène, sa grande Ă©chine couverte du panache des dards clouĂ©s dans son cou. Il faut encore tuer plus de chevaux. Bien que les faibles pattes du taureau puissent Ă  peine le soutenir, bien que les flots de sang ruissellent sur son corps et bien qu’il emplisse le cirque de ses mugissements de douleur, une “banderilla” de feu est lancĂ©e contre son cou. En pĂ©nĂ©trant dans la chair, la “baqueta” [baguette (NdT)]  du dard prend feu. L’odeur de chair brĂ»lĂ©e emplit l’air et une fumĂ©e noire monte en spirales du cou ensanglantĂ©. Le mugissement du malheureux animal devient horrible. Parfois, le taureau se couche sur le sable et refuse de continuer Ă  se battre. Un homme s’approche alors, armĂ© d’une faux aiguisĂ©e attachĂ©e Ă  un bâton et coupe les genoux [J.MartĂ­ aurait dĂ» Ă©crire « jarrets Â» (NdT)] et les pattes de l’animal sous les applaudissements de la foule. Des larmes jaillissent des yeux rougis. Le taureau couchĂ© tente de se relever. Il se traĂ®ne au sol. Il veut vivre encore mais on l’achève avec des couteaux.

            Habituellement, le matador vient après les banderilleros. Il cache son Ă©pĂ©e dans une “ muleta” rouge. Dans sa main droite, il tient sa “montera”, un beau bonnet rond, et s’adresse avec grâce Ă  la loge prĂ©sidentielle Ă  laquelle il offre sa victime. « Au roi ! Â», « Ă  la reine ! Â», « aux femmes andalouses ! Â». Au cours de cette offre [brindis (NdT)], les choses les plus originales et les plus extravagantes sont dites. La multitude laisse libre cours Ă  un sourd murmure. Le matador indique Ă  sa cuadrilla le lieu oĂą il dĂ©sire tuer le taureau. Les chulillos agitent leurs capes devant le mufle de l’animal fatiguĂ© et l’amènent vers l’endroit choisi par le matador, qui s’avance.

            L’animal a Ă©tĂ© aiguillonnĂ© par les picadors, affaibli par les dards des banderilleros et abruti par les cris de la multitude et la chasse des chulillos. L’espada [le matador (NdT)] l’aveugle par les rapides mouvements de sa cape cramoisie ; le taureau, trompĂ©, se jette vers le tissu et l’espada lui porte une estocade dans le cĹ“ur. Parfois l’espada manque son coup et blesse le taureau au cou. Le sang gicle de la bouche de l’animal. Nulle langue n’est capable de prononcer des paroles plus fĂ©roces que les Ă©pithètes lancĂ©es au matador par la multitude frustrĂ©e qui attendait une habile estocade.

            On pourrait penser que l’on va tuer le matador. On le siffle et on arrache des morceaux de laine des sièges pour les lui jeter. Par contre, si la feinte rĂ©ussit, des cigares, des chapeaux, des capes et mĂŞme des Ă©ventails des dames obscurcissent le ciel. La quantitĂ© de cadeaux qui tombent dans l’arène empĂŞche parfois que le matador puisse continuer Ă  faire d’autres rĂ©vĂ©rences Ă  ceux qui occupent la loge prĂ©sidentielle. La musique joue, il y a encore plus de cris, tandis que les mulillas, au son de leurs clochettes, traĂ®nent les chevaux  morts et le taureau encore chaud. Elles laissent derrière elles une grande traĂ®nĂ©e de sang.

            La trompette retentit pour la troisième fois. Le “toril” est Ă  nouveau ouvert et un autre taureau apparaĂ®t. On l’aiguillonne, on le brĂ»le et finalement on le tue, parfois avec dix, parfois avec vingt estocades. Lors de chaque corrida huit taureaux sont tuĂ©s. Si un taureau blesse un homme et que celui-ci reste au sol, laissĂ© pour mort, personne n’y attache d’importance. Le spectacle continue comme si de rien n’était, et parfois on applaudit le taureau. S’il donne un coup de corne Ă  un auxiliaire avant que ses  compagnons puissent lui venir en aide, pas un seul cri d’effroi ou un murmure de pitiĂ© ne vient de la multitude. L’homme est conduit Ă  l’hĂ´pital, blessĂ© ou mort. L’incident, naturellement, produit quelque agitation, mais le sport continue et les femmes n’abandonnent jamais leurs places.

            Quand un taureau blesse deux ou trois matadors et tue seize ou dix-sept chevaux, sa photographie est très demandĂ©e. Tout le monde l’achète. Sa tĂŞte est vendue au prix fort, et elle finit comme dĂ©coration dans la rĂ©sidence de l’un des amoureux de ce sport. Ainsi se dĂ©roule une course de taureaux espagnole, dans toute sa nuditĂ©. Heureusement, Mr. Bergh nous Ă©vitera un semblable spectacle Ă  New-York. « 

“The Sun”. New-York, 31 juillet 1880.

Notes du Traducteur :

  • Les guillemets “ ” ou  «  Â» sont utilisĂ©s tels que J.MartĂ­ les a utilisĂ©s dans son texte original en anglais.
  • J’ai cherchĂ© Ă  respecter autant que faire se peut le style de l’auteur : rĂ©pĂ©titions, paragraphes, exagĂ©rations, vocabulaire parfois dĂ©suet, etc.
  • On ne peut bien comprendre ce texte qu’en le replaçant dans son Ă©poque (la lutte de libĂ©ration de Cuba a dĂ©jĂ  commencĂ©). L’Espagne est donc l’ennemie et JosĂ© y a Ă©tĂ© dĂ©portĂ©, après son arrestation, de 1869 Ă  1873. La corrida, elle, n’avait pas encore les codifications actuelles.
  • Je n’ai pas rĂ©ussi Ă  trouver de rĂ©fĂ©rences sur la corrida prĂ©vue Ă  New-York et dont il est question ici. A-t-elle finalement eu lieu ?

Michel MARCOS. (El Quijote).

CommuniquĂ© de l’Union des Clubs Taurins de France

L’Union des Clubs Taurins de France prĂ©pare son avenir, tout en prĂ©parant le vĂ´tre.

Elle vient d’Ă©lire son bureau et porte Ă  votre connaissance la liste des administrateurs qui du Sud-Est au Sud-Ouest s’emploieront Ă  servir toutes les tauromachies. Dans un esprit de convivialitĂ©, de solidaritĂ©, de fraternitĂ©, tout en partageant la passion taurine conjuguĂ©e au pluriel.
Partagez s’il vous plaĂ®t cette information sur les rĂ©seaux sociaux, auprès de vos amis !

Avec vous toutes et vous tous, une aventure nouvelle vous sera proposĂ©e, en espĂ©rant que vous serez nombreux Ă  nous rejoindre. L’union fait la force et c’est tous unis que nous avancerons sur les chemins de l’Union des Clubs Taurins de France.

(communiqué)

Saragosse, la San Jorge suspendue

La fĂ©ria de San Jorge qui devait avoir lieu les 23 et 26 avril Ă  Saragosse est suspendue. Elle Ă©tait composĂ©e de deux corridas – dont une corrida concours- et une becerrada des Ă©coles taurines aragonaises. L’empresa n’a pas prĂ©cisĂ© si une autre date avait Ă©tĂ© choisie. La dĂ©cision est due Ă  l’Ă©tat d’urgence proclamĂ© en Espagne et s’est faite en accord avec la Diputacion provincial de Saragosse.

Pampelune: Incertitudes sur les fĂŞtes de San Firmin

Les txistu au milieu de la foule  © Crédit photo : CESAR MANSO (SO)

Cela se murmurait dans le milieu mais ces rumeurs viennent dĂ©sormais d’ĂŞtre renforcĂ©es: il y a beaucoup d’incertitudes sur la tenue des fĂŞtes de Pampelune, Ă  la date habituelle en tout cas. Le maire de la capitale navarraise, Enrique Maya a dĂ©clarĂ© que « l’on ne sait pas si la ville sera en Ă©tat de faire le chipunazo le 6 juillet ». « Il y aura San Firmin mais on ne peut pas dire quand » a-t-il ajoutĂ©. Pour le maire la prioritĂ© immĂ©diate c’est la situation sanitaire, ce qui est bien comprĂ©hensible.

Le maire a prĂ©cisĂ© nĂ©anmoins que les consĂ©quences d’une suppression des fĂŞtes seraient trop graves sur l’Ă©conomie de la citĂ© pour envisager leur annulation pure et simple. Le maire a assurĂ© « qu’il travaillait pour une cĂ©lĂ©bration des fĂŞtes Ă  leurs dates habituelles mais cela reste incertain » et il a conclu  » si elles avaient lieu ce serait la preuve que tout ce que nous vivons est terminé ». Il a conclu: « notre prioritĂ© c’est la situation sanitaire. C’est un point de vue qui sera largement approuvĂ© par la population ».

Décès de Borja Domecq, mort du Coronavirus

On vient d’appendre que le ganadero, Borja Domecq Solis vient de mourir lundi d’une pneumonie due au Covid-19. Il avait 75 ans. Petit fils de Juan Pedro Domecq et de Núñez de Villavicencio, fils de Juan Pedro Domecq y DĂ­ez; frère de Juan Pedro et Fernando Domecq SolĂ­s, dĂ©cĂ©dĂ©s tous les deux, il avait dirigĂ© le fer de Jandilla au dĂ©cès de son frère Fernando et crĂ©Ă© celui de Zalduendo. Il Ă©tait nĂ© Ă  Pampelune et avait laissĂ© la main Ă  son fils Borja dans la gestion des ganaderias. Il avait aussi une fille, Fátima. Il fut aussi le fondateur du fer de Vegahemosa en 2002.

Par ailleurs, on a appris aussi le décès de Lucia Bosé, actrice italienne, décédée d’une pneumonie, conséquence du coronavirus. Elle a été l’épouse du maestro Luis Miguel Dominguín. Ils auront trois enfants Miguel, Lucía et Paola, Miguel étant connu dans le milieu artistique comme chanteur et acteur.

Le coronavirus a emporté aussi deux taurins bien connus du milieu Emilio Escobar de Villamuelas, empresario et gestionnaire taurin et. Santiago Bravo de Recas, empresario et propriétaire de plazas de toros portatives. Tous les deux originaires de Tolède.

A ces familles en deuil, nos condoléances les plus sincères.

Report au Sambuc

Samedi, 21 Mars 2020
Report de la JournĂ©e Taurine du Sambuc…Suite aux Ă©vĂ©nements que nous connaissons actuellement, le CTPR d’Arles reporte, bien Ă©videmment, la 3ème « JournĂ©e des Rencontres des Écoles Taurines » prĂ©vue le 3 mai au Sambuc.Cette manifestation aura lieu le dimanche 4 octobre, toujours au Sambuc, et ce jour seront servies nos traditionnelles « Queues de Toros » prĂ©vues aux corrales de Gimeaux. D’une seule journĂ©e, nous ferons un grand rendez-vous taurin et festif.A tous ses adhĂ©rents,  Ă  tous les aficionados de toutes les tauromachies et autres, le CTPR d’Arles apporte soutien, solidaritĂ©, patience et espoir. A bientĂ´t…(CommuniquĂ© – Photo Ville d’Arles)

Texcoco annulé

ReportĂ©e dans un premier temps, l’importante fĂ©ria de Texcoco est dĂ©sormais annulĂ©e. Notre ami et compatriote AndrĂ© Lagravère y Ă©tait attendu. Rappelons les cartels:

  • Toros de Monte Caldera ,rejoneador colombiano AndrĂ©s Rozo, Ernesto Javier “Calita”, Leo Valadez et AndrĂ© LagravĂ©re “El Galo”.
  • Toros de Santo Toribio Uriel Moreno “El Zapata”, Antonio GarcĂ­a “El Chihuahua” et Gerardo Rivera.
  • Toros de Xajay rejoneador Emiliano Gamero, JosĂ© Mauricio et Octavio GarcĂ­a “El Payo”.
  • Deux toros de MarrĂłn rejoneador Pablo Hermoso de Mendoza et quatre de Pozo Hondo pour Joselito Adame et Antonio Mendoza.

Report FĂ©ria de Jerez

la feria de Jerez qui se déroule chaque année en mai est reportée du 15 au 18 octobre 2020. 

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