Zafra 1ère corrida de la «  gira de reconstruccion numéro2. »

4 toros de José Luis Pereda.

Mano a mano Fernando Robleño Adrien Salenc.

Temps couvert, un peu de vent, 16°.

Résultats : Robleño 1 oreille  1 avis, silence.

                    Salenc 1 oreille  et une oreille.

Fernando Robleño et Adrien Salenc bénéficieront d’un sorteo équitable ,chacun d’eux ayant hérité de deux toros quasi blancs, ensabanados, superbement présentés, astifinos et de deux castaños presque aussi beaux, nobles .Le premier d’Adrien Salenc  s’est vu gratifier  de la vuelta al ruedo posthume quand le torero n’obtenait qu’un seul pavillon. Ironie du sort le train d’arrastre  trouvant peut être la décision du palco injuste avait emporté le toro à toute vitesse sans lui faire faire le tour d’honneur !

Retour du toro pour se faire applaudir par le public et le matador  qui, bon prince, l’applaudit lui aussi, malgré la seule oreille  qu’il lui avait coupée.

Fernando Robleño , 20ans d’alternative  sut montrer son temple et sa précision classique, main basse, doblones pleins d’allure, il tue le premier en se mouillant les doigts.

Oreille de poids.

Adrien Salenc, 1 an d’alternative, commence lui aussi sa faena de muleta par des doblones et une bonne série de naturelles qui lui vaudront de faire en musique toute sa faena, le toro va a mas et le jeune matador le tue d’une entière après deux séries à droite où l’on voit le toro améliorer ses embestidas jusqu’au final.

Ceci valut la vuelta au toro alors que le torero n’obtint qu’une oreille au lieu des deux que le toro était prêt à laisser sur le sable.

Robleño reçut le troisième cornu par veronicas templées et une magnifique demie.

Aux banderilles Cesar del Puerto fut appelé à saluer.

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La faena du madrilène débuta très classiquement par des derechazos de face, pieds joints. La musique accompagna le torero jusqu’à la fin en jouant Nerva.Hélas , à la mort Fernando Robleño s’y reprit à de nombreuses fois, trois pinchazos, 1 avis, une demie tombée, trois descabellos…

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Le quatrième magnifique astifino et ensabanado avec un mufle gris  foncé et un morrillo très proéminent sort seul de la première pique revient au cheval  et pousse un peu.Brindis au public, début par doblones .

Le toro plus compliqué qu’il n’y parait oblige le matador à se replacer plusieurs fois, et à délivrer une faena un peu décousue. Volontaire et courageux  il tuera d’une épée un peu verticale et coupera une oreille.

Ces quatre toros là étaient dignes d’une arène de catégorie supérieure.

Jean François Nevière.