Auteur/autrice : Pierre Vidal Page 1 sur 733

Isaac Fonseca demain à Pampelune

Photo peña taurine Garlin

Le torero Isaac Fonseca sera ce mardi dans la novillada qui ouvrira la Feria de Pampelune après, il y a seulement une semaine, avoir été opéré, comme il l’a déclaré ce dimanche aux micros de CMMedia lors de la diffusion de la novillada de Villaseca de la Sagre. L’affiche sera complétée par Jorge Martínez et Álvaro Alarcón avec une course de taureaux de Pincha. Un novillero qui après Pampelune fera ses adieux en tant que novillero à Santander avec Víctor Hernández, le premier vainqueur de l’année à Las Ventas et Marcos Linares. Ce sera le dimanche 24 juillet, à quelques jours de son alternative des mains de José María Manzanares et Andrés Roca Rey ; le 11 août il sera aux arènes de Dax.

Soria, domingo de Claderas

Plaza de toros de Soria. Dimanche. Troisième corrida de la feria. Lleno.

Toros de Fuente Ymbro (2º bis).

MORANTE DE LA PUEBLA, silence et oreille

JUAN ORTEGA, ovation et silence.

ÁNGEL TÉLLEZ, silence et deux oreilles.

Boujan: Solalito et Pajero en triomphe

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Les jours se suivent et… ne se ressemblent pas !!! Triomphe de Solalito et Christian Parejo face à un lot très intéressant de Valdefresno…Arènes quasiment pleines. Beau temps avec ciel progressivement voilé, ce qui a quelque peu atténué le ressenti calorifique. Six novillos de Valdefresno de présentation correcte, la plupart donnant du jeu. Le premier de Solal a été honoré de la vuelta posthume.


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Santana Claros : oreille et silence.
Solalito : deux oreilles et silence.
Christian Parejo : palmas et deux oreilles.sc03k

Santana Claros s’est fait une belle frayeur dès le second capotazo en trébuchant face au novillo qui le reprit de plein fouet. Plus de peur que de mal, mais un susto qui lui a valu de poursuivre sans sa chaquetilla, ce qui compte tenu de la température n’était pas négligeable ! La suite en deux rencontres, la seconde pour la forme avant un brindis au public et une faena affirmant d’emblée sa volonté de soigner le geste par des tandas allurées sur les deux versants. Torero fino, mais bon sang, pourquoi crier autant ? Bon capoteo avec le cuarto qui y alla de sa vuelta de campana avant une bonne pique. Brindis à son mentor El Boni, « Johnny », comme on l’appelait à l’époque, qui n’a rien perdu de sa légendaire blondeur. Antonio se lança dès lors dans des échanges au tracé harmonieux, mais le bicho finit rajado et tout alla a menos, la ferraille n’arrangeant rien. 
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Solalito, désormais apodéré par Luisito, a eu avec son premier largement de quoi s’exprimer et il ne laissa pas passer l’aubaine. Capoteo très décidé débuté par larga arrodillada puis véroniques au fil des planches et placement au cheval par chicuelinas marchées pour une bonne actuation de Mathias. Banderilles posées lui-même pour un salut après une troisième paire au quiebro, Solal ayant alors le geste d’adresser un émouvant brindis aux parents de Mathilde Reynes, si durement éprouvés ces derniers jours. S’ensuivit alors une faena variée et ajustée qui après une entière au second envoi lui valut deux trophées très fêtés, ayant valeur de clé pour la grande porte. Le Nîmois dut s’entendre plus tard avec un quinto bien armé et charpenté qui prit deux bonnes piques avant une autre tercio de banderilles à sa charge, marqué par un violent accrochage subi par le banderillero Juan Sierra, bloqué contre le burladero. Il dut alors se rendre à l’infirmerie où il a été soigné pour un varetazo. Brindis au public qui face à un adversaire sérieux qui réfléchissait, adapta son trasteo aux conditions de son opposant, en tirant ce qu’il pouvait dans un corte différent de son premier passage, plus âpre, mais tout aussi convaincant… jusqu’à un échec cinglant, hélas, avec les aciers, ce qui le priva de récompense.

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Christian Parejo, le local de l’étape, se fit remarquer par un excellent quite varié avant de brinder au public une faena initiée par deux cambios au centre qui donnèrent le ton. Le plus Biterrois des Chiclaneros, ou le plus Chiclanero des Biterrois, au choix, s’est montré calme et templé, interprétant une partition de haut niveau, mais alors que l’on pouvait logiquement penser qu’il venait de se gagner la sortie a hombros en compagnie de Solal, tout se conclut en eau de boudin à cause d’une rapière désastreuse. Ce ne fut toutefois que partie remise avec le sixième où Christian fit oublier de la meilleure des façons sa contre-performance initiale, réussissant le desquite  après avoir brindé lui aussi aux parents de Mathilde une faena qui s’avéra aboutie, au grand soulagement d’un conclave très enthousiaste, après entière mettant un terme à une novillada entretenue, meilleur point final s’il en était.


En matinée, devant environ un tiers d’arène et face à des erales de Margé dont le premier a été gratifié de la vuelta, intéressante non piquées sous un grasillas à faire cuire des œufs au plat sur les têtes !
Miriam Cabas : oreille.
Fabien Castellani : applaudissements.
Lenny Martin : oreille.

Leonardo : vuelta.
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Miriam Cabas a ouvert la séance avec un ensabanado sucio qui dès sa sortie a affiché une certaine classe dans ses attaques. La protégée de Serge Alméras s’est tout de suite adaptée à ses bonnes conditions capote en mains avant de brinder à l’assistance une faena bien rythmée, débutée au centre et poursuivie par une succession de tandas allurées qui ont transmis sur les travées. On pouvait alors penser que deux trophées et la grande porte lui tendaient les bras, mais deux pinchazos avant entière l’ont privé de la seconde oreille. Quoi qu’il en soit, l’élève du Campo de Gibraltar a laissé une très bonne impression aux portes de Béziers, le public ne s’y est pas trompé…
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Fabien Castellani est venu remplacer Antonio Plazas. Il a reçu son eral par deux largas à genoux puis a brindé à l’auditoire une faena enlevée couronnée d’un final près des cornes, l’ensemble étant hélas gâché par une atravesada sur le flanc.
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Lenny Martin y alla lui aussi de deux largas de réception puis face à un opposant juste de forces, le Biterrois exécuta une faena variée conclue par entière après avoir pinché. Plus tard, José Gomez lui remit en piste une muleta, ayant été proclamé vainqueur de cette matinée.leo03h
Leonardo, un jeune portugais de Villafranca de Xira, suivi depuis la planche par Victor Mendes, a sacrifié à la tradition de son pays en banderillant son adversaire, puis brinda aux gradins une faena qui lui valut une spectaculaire voltereta suspendu sur les cornes, heureusement sans dégâts apparents. Trasteo volontaire bien qu’inégal, mais entrecoupé toutefois de gestes de qualité, avant conclusion délicate.

Paul Hermé torofiesta.com

Madrid, oreille pour GÓMEZ DEL PILAR

Plaza de toros de Las Ventas (Madrid). Dimanche Corrida de la temporada. Moins d’un tiers d’entée.

Toros de José Enrique Fraile de Valdefresno, avec le fer de Valdefresno, et Montealto (1º bis)

DAVID GALVÁN, ovation et silence.

GÓMEZ DEL PILAR, ovation et oreille.

FRANCISCO JOSÉ ESPADA, silence et ovation.

Castelnau-Rivière-Basse dans la tourmente

Castelnau-Rivière-Basse, dimanche. Novillada sans picador du 20ème anniversaire. Environ 2/3 d’arène. Orage, vent et pluie à partir du premier toro.

Six erales du Lartet

Jean Larroquette, « Juanito » palmas et silence après avis.

Antonio Morilla : un avis et silence et une oreille après avis.

Manuel Roman : une oreille et silence après avis.

Il y a vingt ans (sans compter les années de Covid)  le regretté François Fortassain, président du conseil Général des Hautes-Pyrénées et grand aficionado, réunissait autour de lui l’éleveur Paul Bonnet et le président du club taurin local Michel Raymond pour lancer l’aventure de la tauromachie espagnole dans ce petit village de 500 âmes. 20 ans d’efforts acharnés et de sacrifices… Cette année la course fut particulièrement difficile à monter en raison de la pénurie de services médicaux. La petite équipe organisatrice s’est sentie bien seule dans cette recherche. Tous les problèmes résolus c’est un brutal changement de temps qui menaçait de mettre tout par terre juste après le paseo. Heureusement dans les bourrasques, les six novillos ont pu passer ce qui a ôté une forte frustration. Mais combien de temps ces petites équipes de bénévoles ruraux dévoués à leur commune et à la tauromachie tiendront-elles le coup ? Peu sans aucun doute si on ne vient pas les appuyer…

Sérieux les novillos de Paul et Jérôme Bonnet, armés pointus et intimidants. Ils avaient le moral, du moteur ne s’en laissaient pas compter ; allant dans l’ensemble à màs dans des charges quelque peu désordonnées et âpres. Il fallait les consentir pour arriver à canaliser leur force brutale. Dans le contexte météorologique ce n’était pas évident pour les jeunes impétrants encore bien vert pour cette confrontation.

Juanito a passé une rude après-midi. Il s’en est vu des pierres face à ses deux adversaires ne réussissant jamais à trouver la bonne distance et se laissant déborder parfois. Il eut un bon moment à la cape à son second passage où on le retrouva serein et élégant, comme on l’aime. Pas de réussite non plus à l’épée.

Antonio Morilla faisait ses débuts en France. Le jeune torero de Moron de la Frontera a du trouver que le déplacement n’était pas une partie de plaisir. Après avoir connu des déboires au premier passage, il fit preuve de plus fermeté par la suite, démontrant qu’il avait sa place dans ce cartel. Un estoconazo sin puntilla, porté avec sincérité, la seule bonne épée de tarde, lui permit de couper un trophée méritée.

Bien qu’il n’ait pas démérité, Manuel Roman parut moins à l’aise que lors de ses précédentes sorties. Le vainqueur de Bougue eut les attitudes les plus toreras de la tarde. Il resta néanmoins prudent de bout en bout toréant plus avec la pointe de la muleta qu’avec la panse comme il se doit. Il faut lier cette attitude défensive au sérieux de l’opposition et aussi aux bourrasques violentes et inattendues limitant les prises de risques. Défaillance totale à l’épée ce qui est gênant pour un jeune homme qui veut jouer les premiers rôles.

Belle initiative du club de Castelnau que cette novillada « flamenca », une première, qui malgré ces frimas inattendus, nous transportaient sur les bords de la baie de Cadiz avec Antonio au cante, Manolo à la guitare et Raul au cajon. Ils avaient fait le déplacement du Puerto de Santa Maria pour l’occasion: olé Castelnau!

Pierre Vidal

Photos Antoine Torres

BOUJAN

Arènes bien garnies, plus de trois quarts. Soleil. Pour les amateurs de statistiques, dix antis venus prendre des UV au coin de la portative…

Six novillos de La Quinta formant un lot inégal de présentation et de forces, la plupart peu piqués, et pour cause, et manquant singulièrement de transmission.

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Álvaro Alarcón : silence puis oreille.

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Álvaro Burdiel : oreille puis vuelta.

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Clemente Jaume : silence puis applaudissements de despedida.

On attendait à l’évidence beaucoup mieux d’un élevage à la réputation bien assise qui ce jour n’a que trop rarement convaincu par manque notamment de forces et de moral. Bref, un lot sans grande caste, bien loin de ce que ce fer a pu assez souvent nous valoir de satisfactions. 

Álvaro Alarcón a coupé l’oreille de son second avec qui il a composé une faena allant a más, Álvaro Burdiel a eu les plus jolis gestes de la tarde, notamment en tombant la main face à son premier, quant au local de l’étape, Clemente Jaume, s’il n’a pas trouvé matière à faire vibrer le conclave, d’autant plus que les conclusions n’ont rien arrangé, on lui saura gré de n’avoir pas baissé les bras, sortant somme toute digne car en la circonstance, l’opiniâtreté est aussi une valeut à prendre en compte. Otra vez…

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Au chapitre des faits insolites, il est à noter que l’épouse de l’organisateur Marin Laval, Elodie Daure, a été particulièrement distinguée par les trois novilleros puisque chacun d’entre eux lui a brindé une faena. Trois brindis pour la même personne dans la même course, avouez que ce n’est pas courant…

Paul Hermé torofiesta.com

Soria, Adame le retour…

Plaza de toros de Soria. Desafío ganadero, ‘Sábado Agés’. Trois quart d’entrée.

Trois toros de Monteviejo (1º, 2º et 6º), le premier sobrero, devuelto. Trois toros de Los Maños (3º, 4º et 5º), le troisième ovationné à l’arrastre.

• RAFAELILLO, ovation et oreille.

• JOSELITO ADAME, ovation et deux oreilles. 

•RUBÉN SANZ, deux oreilles et pitos.

Zamora

Plaza de toros de Zamora. Deuxième de la Feria de San Pedro. Plus de 1/2 entrée.

Toros, por este orden de lidia, de Castillejo de Huebra, Montalvo, Loreto Charro, Puerto de San Lorenzo, Valdefresno y Pedraza de Yeltes.

photo Emilio Mendes

• MORANTE DE LA PUEBLA, ovation et deux oreilles.

• DANIEL LUQUE, oreille et oreille.

• ALEJANDRO MARCOS, oreille et oreille.

photo E. Mendes

Le toro de Loreto Charro a gagné le concours. Alberto Sandoval meilleur picador et Juan Conteras, comme lidiador

Eauze : une oreille à chacun des trois toreros

Eauze. Soleil et chaleur, petite entrée, deux heurs quarante-cinq de spectacle. Sept toros d’Antonio Bañuelos, le cinquième remplacé sur blessure. Tous une pique prise honnêtement sans bravoure débordante.

Alberto Lamelas (blanc et or), au premier, une entière, une demi-lame, deux descabellos, avis, silence; au quatrième, une entière, une oreille.

Adrien Salenc (rouge et or), au deuxième, une entière, avis, silence ; au cinquième, une entière, avis, oreille.

Dorian Canton (brun foncé et or) au troisième, une entière, salut ; au dernier, une entière, une oreille

Après deux ans d’absence, crise sanitaire oblige, le retour de la tauromachie à Eauze n’a pas été la grande fête que l’on espérait. La faute aux toros d’Antonio Bañuelos, surtout les deux premiers d’une trop grande faiblesse même si le lot était d’une présentation agréable et très acceptable. La Covid était toujours aux portes du corral puisque le matin même, dans son hôtel à Condom, Antonio Ferrera et toute sa cuadrilla étaient testés positifs et aussitôt mis à l’isolement. Un certificat médical informait l’organisation du forfait du torero espagnol. Très rapidement, Dorian Canton, le Béarnais acceptait de le remplacer.

Certes on se doutait qu’Alberto Lamelas, habitué à tuer des corridas difficiles, ne serait pas pour autant particulièrement à l’aise avec les Bañuelos. Passons rapidement sur le premier, chutant régulièrement tous les quatre ou cinq passes pour ne retenir qu’un moment arraché à gauche avec beaucoup de lenteur, une caméra au ralenti, mais peut-être un peu trop. Par contre avec « Apuntado » il ouvrit le tercio de cape par trois « largas afaroladas » à genoux, suivi de somptueuses véroniques soulignées par des applaudissements sortis des tripes. Il était face aux plus belles et plus dangereuses armures du lot. Il commença une danse devant ces cornes d’enfer, et retrouva son style de lutteur. Mais il paya cette audace d’une « voltereta » et d’un petit coup de corne au bas de la fesse gauche. Cela ne l’empêcha pas de signer une estocade prodigieuse… Ce fut la première oreille de la course.

Adrien Salenc bouffé par ses envies de triomphe, fut obligé de jouer à l’infirmier, toréant avec douceur vers le haut pour économiser son adversaire. Il fut l’auteur de quelque séries sur un rythme par moment trop lent pour provoquer la moindre émotion. Mais il allait merveilleusement se rattraper, avec « Nervioso » remplaçant un toro assommé sur un burladero. Brindé à Michel Gabas, maire de la ville, le début de sa faena fut partuculièrement brillant, ponctué de trois muletazos à genoux, la gauche déclencha rapidemtn la musique, puis ce fut une série de ronds complets. Du bel art terminé sur une grande épée. Une oreille.

Dorian Canton, contrairement à Aire et à La Brède est apparu un peu crispé. Il comprit rapidement son premier toro en lui donnant de la distance et l’embarquant sur des séries de quatre ou cinq passes sur les deux mains. Une estocade parfaite. L’ensemble valait peut-être plus qu’un salut. Lui aussi aurait son oreille, voulue bruyamment par le public. Malgré une muleta très basse, sa faena manqua de brillant mais fut riche de milliers de moment merveilleux, naturelles, changements de main, trinchera… Pour cela il ne faut pas regretter ce trophée.

Dommage ce début de corrida qui a handicapé la suite de la course.

Jean-Michel Dussol

Eauze le matin

4 erales du Lartet

Juanito saluts et applaudissements

Tristan Barroso une oreille et palmas

Photos B. Lasnier

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