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Soustons : Une fête française.

Photo B. Caritey

Bonne demi entrée, ciel menaçant, seules quelques gouttes ne venant pas gâcher la fête.

Toros ou toreros, que du français à l’affiche.

2 toros de Gallon ressemblant plus à des novillos, mal présentés comme il est de coutume pour la corrida équestre. Le second primé d’une vuelta al ruedo.

4 toros de Margé bien présentés et bien armés dans l’ensemble, le cinquième extra.

Photo B. Caritey

Léa Vicens : Salut et deux oreilles

Photo B. Caritey

Juilen Lescarret : Salut et deux oreilles

Juan Leal : une oreille et silence

Lorsque l’on googlise « Lescarret » on obtient comme résultat : Ancien torero.

Cet après-midi, dix années après son retrait, Lescarret a prouvé le contraire, il est toujours torero.

D’abord il a réussi à réenfiler le costume blanc de sa confirmation d’alternative à Madrid il y a plus de quinze ans.

Et puis il a toréé comme s’il n’avait jamais arrêté, finissant par couper « en toute loi » deux oreilles à son second taureau, un joli Margé tigré, doté de belles cornes, après une faena sincère et engagée comme d’habitude, quelques naturelles bien conduites, et conclue par un splendide volapié. A son premier rien à dire, taureau compliqué se retournant trop vite, mal tué.

Mais Lescarret, qui gère en association les arènes de Soustons, est aussi devenu un organisateur hors pair. Pour son retour il a su s’entourer des deux numéros un français actuels, Léa Vicens à cheval et Juan Leal à pied, et il a su faire venir un groupe flamenco de grande qualité qui a contribué au succès de la fête en accompagnant avec justesse et profondeur chaque travail des toreros.

Ce ne fut pas une grande après-midi de Juan Leal, sans doute mal servi au sorteo, bien qu’il ait réussi à couper une oreille à son premier taureau après une estocade fulgurante, mais sans s’être vraiment entendu avec son taureau. Chose qu’il fit avec son second, dans son style, mais là sans estocade.

Lea Vicens quant à elle, réussit à triompher à son second toro (?) récompensé par une vuelta (?) par une série de banderilles posées al quiebro et un art exquis du dressage. Deux oreilles après une épée et un descabello instantané.

Au total donc une corrida de toros comme l’est notre nouvelle assemblée nationale : un peu de tout.

Pour que la fête française soit belle pour tous souhaitons à celle-ci le même succès que notre après-midi soustonnais, cinq oreilles et un matador retrouvé.

EXIR

                                                                                                                      

Castelnau-Rivière-Basse dans la tourmente

Castelnau-Rivière-Basse, dimanche. Novillada sans picador du 20ème anniversaire. Environ 2/3 d’arène. Orage, vent et pluie à partir du premier toro.

Six erales du Lartet

Jean Larroquette, « Juanito » palmas et silence après avis.

Antonio Morilla : un avis et silence et une oreille après avis.

Manuel Roman : une oreille et silence après avis.

Il y a vingt ans (sans compter les années de Covid)  le regretté François Fortassain, président du conseil Général des Hautes-Pyrénées et grand aficionado, réunissait autour de lui l’éleveur Paul Bonnet et le président du club taurin local Michel Raymond pour lancer l’aventure de la tauromachie espagnole dans ce petit village de 500 âmes. 20 ans d’efforts acharnés et de sacrifices… Cette année la course fut particulièrement difficile à monter en raison de la pénurie de services médicaux. La petite équipe organisatrice s’est sentie bien seule dans cette recherche. Tous les problèmes résolus c’est un brutal changement de temps qui menaçait de mettre tout par terre juste après le paseo. Heureusement dans les bourrasques, les six novillos ont pu passer ce qui a ôté une forte frustration. Mais combien de temps ces petites équipes de bénévoles ruraux dévoués à leur commune et à la tauromachie tiendront-elles le coup ? Peu sans aucun doute si on ne vient pas les appuyer…

Sérieux les novillos de Paul et Jérôme Bonnet, armés pointus et intimidants. Ils avaient le moral, du moteur ne s’en laissaient pas compter ; allant dans l’ensemble à màs dans des charges quelque peu désordonnées et âpres. Il fallait les consentir pour arriver à canaliser leur force brutale. Dans le contexte météorologique ce n’était pas évident pour les jeunes impétrants encore bien vert pour cette confrontation.

Juanito a passé une rude après-midi. Il s’en est vu des pierres face à ses deux adversaires ne réussissant jamais à trouver la bonne distance et se laissant déborder parfois. Il eut un bon moment à la cape à son second passage où on le retrouva serein et élégant, comme on l’aime. Pas de réussite non plus à l’épée.

Antonio Morilla faisait ses débuts en France. Le jeune torero de Moron de la Frontera a du trouver que le déplacement n’était pas une partie de plaisir. Après avoir connu des déboires au premier passage, il fit preuve de plus fermeté par la suite, démontrant qu’il avait sa place dans ce cartel. Un estoconazo sin puntilla, porté avec sincérité, la seule bonne épée de tarde, lui permit de couper un trophée méritée.

Bien qu’il n’ait pas démérité, Manuel Roman parut moins à l’aise que lors de ses précédentes sorties. Le vainqueur de Bougue eut les attitudes les plus toreras de la tarde. Il resta néanmoins prudent de bout en bout toréant plus avec la pointe de la muleta qu’avec la panse comme il se doit. Il faut lier cette attitude défensive au sérieux de l’opposition et aussi aux bourrasques violentes et inattendues limitant les prises de risques. Défaillance totale à l’épée ce qui est gênant pour un jeune homme qui veut jouer les premiers rôles.

Belle initiative du club de Castelnau que cette novillada « flamenca », une première, qui malgré ces frimas inattendus, nous transportaient sur les bords de la baie de Cadiz avec Antonio au cante, Manolo à la guitare et Raul au cajon. Ils avaient fait le déplacement du Puerto de Santa Maria pour l’occasion: olé Castelnau!

Pierre Vidal

Photos Antoine Torres

BOUJAN

Arènes bien garnies, plus de trois quarts. Soleil. Pour les amateurs de statistiques, dix antis venus prendre des UV au coin de la portative…

Six novillos de La Quinta formant un lot inégal de présentation et de forces, la plupart peu piqués, et pour cause, et manquant singulièrement de transmission.

aa02h

Álvaro Alarcón : silence puis oreille.

ab02h

Álvaro Burdiel : oreille puis vuelta.

cj02h

Clemente Jaume : silence puis applaudissements de despedida.

On attendait à l’évidence beaucoup mieux d’un élevage à la réputation bien assise qui ce jour n’a que trop rarement convaincu par manque notamment de forces et de moral. Bref, un lot sans grande caste, bien loin de ce que ce fer a pu assez souvent nous valoir de satisfactions. 

Álvaro Alarcón a coupé l’oreille de son second avec qui il a composé une faena allant a más, Álvaro Burdiel a eu les plus jolis gestes de la tarde, notamment en tombant la main face à son premier, quant au local de l’étape, Clemente Jaume, s’il n’a pas trouvé matière à faire vibrer le conclave, d’autant plus que les conclusions n’ont rien arrangé, on lui saura gré de n’avoir pas baissé les bras, sortant somme toute digne car en la circonstance, l’opiniâtreté est aussi une valeut à prendre en compte. Otra vez…

brindis02h

Au chapitre des faits insolites, il est à noter que l’épouse de l’organisateur Marin Laval, Elodie Daure, a été particulièrement distinguée par les trois novilleros puisque chacun d’entre eux lui a brindé une faena. Trois brindis pour la même personne dans la même course, avouez que ce n’est pas courant…

Paul Hermé torofiesta.com

Eauze : une oreille à chacun des trois toreros

Eauze. Soleil et chaleur, petite entrée, deux heurs quarante-cinq de spectacle. Sept toros d’Antonio Bañuelos, le cinquième remplacé sur blessure. Tous une pique prise honnêtement sans bravoure débordante.

Alberto Lamelas (blanc et or), au premier, une entière, une demi-lame, deux descabellos, avis, silence; au quatrième, une entière, une oreille.

Adrien Salenc (rouge et or), au deuxième, une entière, avis, silence ; au cinquième, une entière, avis, oreille.

Dorian Canton (brun foncé et or) au troisième, une entière, salut ; au dernier, une entière, une oreille

Après deux ans d’absence, crise sanitaire oblige, le retour de la tauromachie à Eauze n’a pas été la grande fête que l’on espérait. La faute aux toros d’Antonio Bañuelos, surtout les deux premiers d’une trop grande faiblesse même si le lot était d’une présentation agréable et très acceptable. La Covid était toujours aux portes du corral puisque le matin même, dans son hôtel à Condom, Antonio Ferrera et toute sa cuadrilla étaient testés positifs et aussitôt mis à l’isolement. Un certificat médical informait l’organisation du forfait du torero espagnol. Très rapidement, Dorian Canton, le Béarnais acceptait de le remplacer.

Certes on se doutait qu’Alberto Lamelas, habitué à tuer des corridas difficiles, ne serait pas pour autant particulièrement à l’aise avec les Bañuelos. Passons rapidement sur le premier, chutant régulièrement tous les quatre ou cinq passes pour ne retenir qu’un moment arraché à gauche avec beaucoup de lenteur, une caméra au ralenti, mais peut-être un peu trop. Par contre avec « Apuntado » il ouvrit le tercio de cape par trois « largas afaroladas » à genoux, suivi de somptueuses véroniques soulignées par des applaudissements sortis des tripes. Il était face aux plus belles et plus dangereuses armures du lot. Il commença une danse devant ces cornes d’enfer, et retrouva son style de lutteur. Mais il paya cette audace d’une « voltereta » et d’un petit coup de corne au bas de la fesse gauche. Cela ne l’empêcha pas de signer une estocade prodigieuse… Ce fut la première oreille de la course.

Adrien Salenc bouffé par ses envies de triomphe, fut obligé de jouer à l’infirmier, toréant avec douceur vers le haut pour économiser son adversaire. Il fut l’auteur de quelque séries sur un rythme par moment trop lent pour provoquer la moindre émotion. Mais il allait merveilleusement se rattraper, avec « Nervioso » remplaçant un toro assommé sur un burladero. Brindé à Michel Gabas, maire de la ville, le début de sa faena fut partuculièrement brillant, ponctué de trois muletazos à genoux, la gauche déclencha rapidemtn la musique, puis ce fut une série de ronds complets. Du bel art terminé sur une grande épée. Une oreille.

Dorian Canton, contrairement à Aire et à La Brède est apparu un peu crispé. Il comprit rapidement son premier toro en lui donnant de la distance et l’embarquant sur des séries de quatre ou cinq passes sur les deux mains. Une estocade parfaite. L’ensemble valait peut-être plus qu’un salut. Lui aussi aurait son oreille, voulue bruyamment par le public. Malgré une muleta très basse, sa faena manqua de brillant mais fut riche de milliers de moment merveilleux, naturelles, changements de main, trinchera… Pour cela il ne faut pas regretter ce trophée.

Dommage ce début de corrida qui a handicapé la suite de la course.

Jean-Michel Dussol

Triomphes à Burgos

Plaza de toros del Coliseum de Burgos. Lundi. Troisième de la Feria de San Pedro y San Pablo. Casi lleno.

Toros de Antonio Bañuelos. 

• MANUEL DÍAZ ‘EL CORDOBÉS’, oreille et forte pétition de la seconde et silence.

• MORANTE DE LA PUEBLA, deux oreilles et ovation.

• JOSELITO ADAME, ovation après avis et deux oreilles.

Saint-Sever, émouvant anniversaire

Saint-Sever samedi, arène Henri Capdeville, première de féria. 1/2 arène. Pluie.

On a célébré les 50 ans de la descente des toreros français dans ce même ruedo avec des élèves des écoles taurines françaises qui ont porté le drapeau français qui avait été déployé à cette occasion. Le maire M. Tauzin a fait un discours en piste pour rappeler ce moment et les participants qui avaient participé à ce fait d’arme – avec parmi eux Simon Casas, Richard Milian, Christian Romero et Patrick Varin accompagné de Sébastien Castella- ont fait une vuelta très applaudie.

3 toros des frères Gallon, légers de présentation mais nobles et 3 du Camino de Santiago sérieux et compliqués

Miguel Angel Perera : silence après deux avis et oreille après avis.

Clemente: oreille et ovation.

El Rafi: une oreille et silence

Photos Bertrand Caritey

León, génie de Ventura

Plaza de toros de León.- Samedi première de feria

Toros de Hdros. de Ángel Sánchez y Sánchez y Torrealba (Hnos. Revesado)

Diego Ventura, oreille et deux oreilles

El Fandi, oreille et oreille après avis.

Ginés Marín, qui remplaçait Cayetano, ovation après avis et saluts.

Istres, Dimanche, par Paul Hermé

Dimanche, 19 Juin 2022
ist19ph

Triomphe de Leo Valadez et Antonio Ferrera face aux Victoriano del Río pour le final mexicain, et d’Adrien Salenc et Rafi avec les Fernay en matinée…Dimanche 19 juin a-m. 3/4 d’arène environ, beau temps avec un peu d’air qui n’était pas du luxe !

charros19h
Fidèles à la tradition, les cavaliers charros ont animé le Palio avant le paseo, accompagnés par les Mariachis qui sont ensuite intervenus à plusieurs reprises…Toros de Victoriano del Río (le 1 de Toros de Cortés, 2ème fer) bien présentés, inégaux de comportement mais offrant une opposition intéressante, plus en retrait le lot de Rufo. Les 1 et 5 ont été honorés de la vuelta posthume. Le ganadero a fait la vuelta au 5 en compagnie de Valadez.Antonio Ferrera : deux oreilles puis silence.Leo Valadez : deux oreilles puis deux oreilles et la queue.Tomás Rufo : saluts aux deux.
af19h
Corrida entretenue avec la touche charra créant une ambiance quelque peu différente et allègre. Les bons moments n’ont pas manqué, à commencer par la prestation de Ferrera à son premier qui dans le corte d’un bon professionnel s’est imposé lors d’une faena brindée à Bernard Marsella. L’affrontement s’avéra plus délicat avec son second client, un burraco qui comme au premier partit de loin lors d’un tercio de piques avant de se montrer plus compliqué lors d’une faena dédiée à l’assistance sans grand éclat, sauf sur quelques détails, puis mal conclue
.lv19h
Leo Valadez a été incontestablement le grand vainqueur de l’étape, le Mexicain remplissant son esportón grâce à deux faenas relevées et une attitude qui passa bien sur les étagères, y compris au second tercio. Il brinda son premier trasteo à Ferrera, exécutant plusieurs tandas qui ont transmis avant de conclure par un coup de canon. Avec le quinto, qui justifia l’adage, l’Aztèque chauffa encore les gradins, étant également acclamé aux banderilles après une vuelta de campana du bicho suivie d’un superbe quite par zapopinas. Après un brindis au directeur des arènes, il fit rapidement stopper l’orchestre pour souhaiter être accompagné par les Mariachis, composant ensuite des enchainements ayant l’agrément du conclave jusqu’à un nouvel estoconazo. Aujourd’hui, Leo a marqué des points dans l’estime des aficionados présents au terme de sa prestation aboutie, relevée par une entrega de tous les instants.tr19h

On attendait beaucoup Tomás Rufo et la vérité oblige à écrire que s’il n’a pas démérité, le public est tout de même resté quelque peu sur sa faim. Il faut dire qu’il arrivait précédé d’une flatteuse réputation si l’on tient compte de tous ses succès récents dans des plazas importantes. Mais ce jour, un sorteo qui n’avait rien à voir avec le ticket gagnant a visiblement écorné l’impact de sa prestation, le Toledano restant toutefois digne, d’autant plus que sur plusieurs séquences, on voyait bien que son potentiel peut lui faire espérer encore bien des lendemains qui chantent.

…Matin. Demi-arène environ, temps chaud. Six toros de Fernay inégaux de présentation et de jeu, peu piqués.
as19h
Adrien Salenc : oreille, saluts et deux oreilles.rafi19h
El Rafi : oreille, silence et deux oreilles.
Sobresaliente : Jérémy Banti.

Adrian Salenc démarra avec un cornicorto, il construisit une faena brindée au respectable marquée par son dynamisme et son entrega, ce qui lui valut d’ouvrir son compteur. Son second s’attaqua violemment aux planches et après un brindis à Bernard Marsella, un fait assez insolite se produisit car alors que les choses avaient tendance à ronronner, une bombe prévenant à l’extérieur du départ de l’abrivado sembla réveiller tout le monde, la suite s’avérant dès lors plus relevée. Un bel effort de la part d’Adrien qui resta cependant sans grand écho sur les gradins. Mais avec le quinto qu’il banderilla lui-même alors que le vent s’avérait plus soutenu, Adrien ne ménagea pas sa peine et au terme d’une faena somme toute dynamique et décidée, il récolta deux trophées, l’ensemble de sa prestation lui valant plus tard de remporter le capote de paseo de la Maestra Nati sur décision du jury.

El Rafi se fit remarquer au capote avec son premier, notamment sur un quite par zapopinas, avant de brinder à l’assistance un trasteo aux contours esthétiques bien soutenus par l’orphéon. Peu à peu, les choses eurent toutefois tendance à stagner alors que l’on pouvait s’attendre à un final plus enlevé. Il dédia ensuite son second à Clément Moras pour une faena de pinceladas qui n’a jamais vraiment trouvé son rythme de croisière face à un adversaire de peu d’options. Mais avec l’ultime, on aurait dit que le combat était en train de changer d’âme. En effet, Rafi, signa de bons passages au capote avant de prendre à son tour les palos puis de brinder une nouvelle fois au public une faena débutée genoux en terre. Il se lança alors dans des séries templées terminées par luquecinas avant entière au second envoi.nati19h
3 à 3, un score qui peut paraitre flatteur mais quoi qu’il en soit, il fallait bien désigner un vainqueur car si l’on peut partager un prix en espèces, on ne peut pas couper en deux un capote de paseo ! Le jury a tranché en faveur d’Adrien, chacun a eu ses mérites à un moment ou à un autre, dans deux cortes différents. Permettez-moi de les englober tous les deux dans mes félicitations, avec tout de même un regret, c’est celui de n’avoir pas senti durant ce mano a mano une volonté commune de donner ensemble plus de relief à cette course, avec davantage de competencia, par exemple aux quites ou aux banderilles. Mais bon, le métier rentre peu à peu et ce que l’on peut leur souhaiter, c’est d’avoir suffisamment de dates pour entretenir leur passion et aller encore plus de l’avant…rafi adrien19h(
Dans la journée de lundi, retour sur plusieurs événements qui ont marqué ce week-end, avec notamment des félicitations pour Dorian Canton, Christian Parejo et Nino…)

Istres, samedi par Paul Hermé

co18ph

Triomphe de Carlos Olsina pour son alternative au terme d’une corrida marquée en outre par quelques occasions perdues….4/5 d’arène, temps chaud, vent par moments. Six toros de Jandilla plus un sobrero du même fer (1bis) venu remplacer le titulaire qui s’est brisé d’emblée la pointe de la corne droite. Dans l’ensemble, le lot a permis aux trois diestros de s’exprimer grâce le plus souvent à leur noblesse juste altérée parfois par une pointe de faiblesse. A l’évidence, ils auraient dû laisser davantage d’oreilles dans leur esportón, mais la ferraille en a décidé autrement, comme une malédiction qui à l’heure de vérité s’abattait sur le Palio !
alt18co

Brisée tout de même au dernier moment par le toricantano qui sauva ainsi l’honneur et qui put savourer devant ses nombreux partisans une bien sympathique sortie a hombros pour sa première corrida de toros…
manz18h
Manzanares : silence et saluts.Pu18h
Paco Ureña : silence puis saluts depuis le callejón.
co18h

Carlos Olsina : saluts puis deux oreilles.

Manzanares se fit remarquer sur quelques détails face à un castaño oscuro qui baissa trop rapidement pavillon. Entière au second coup. Avec la cuarto, préservé à la pique, l’Alicantino exécuta quelques séries magistrales, bien dans son corte, comme des morceaux choisis extraits des meilleurs livres, avant de perdre hélas tout crédit avec l’estoc.Paco Ureña débuta avec un jabonero préservé au cheval. Il brinda ensuite une faena agréable à Bernard Marsella, mais lui aussi a été trahi par les aciers. Bis repetita, avec le quinto après avoir composé quelques estampes méritant un meilleur sort, mais il connut à nouveau la mésaventure d’une conclusion médiocre.Et Charles dans tout ça ? Après avoir subi la désillusion d’un toro de la cérémonie se brisant un piton, il brinda à ses parents et son jumeau la faena de la cérémonie, se faisant remarquer sur plusieurs séries bien enchainées, mais inaugurant hélas par la suite la série des malédictions d’une conclusion par entière trasera suivie de trois coups de verdugo. Avec celui qui fermait le bal, le Biterrois allait réussir le desquite, mettant le feu d’emblée avec pas moins de notamment quatre largas arrodilladas.

Le ton était donné et Carlos fit bien comprendre qu’il allait jeter tout son cœur dans la bataille. Ce qu’il fit par enchainements d’autant plus relevés que le bicho recela un bon fonds de caste. Et comme ce coup-ci la lame tomba rapidement le fauve, le néo-matador pouvait légitiment manifester une joie sans retenue, à l’image de celle de ses « partidarios ». Aqui, aqui, es Bésiers
!!!
bez18h

Matin. ¼ d’arène dans la poêle à frire. Ordre de passage modifié par le départ prématuré de Christian Parejo qui toréait le soir-même à Palos de la Frontera. Cinq novillos d’Espartaco et un (5) de Jalabert donnant un jeu inégal, assez souvent âpre. cp18h
Christian Parejo :  oreille et saluts de despedida.jm18h
Jorge Martínez : oreille et silence.rm18h
Raquel Martín : vuelta et silence.

On retiendra surtout les oreilles coupées face aux deux premiers par Christian Parejo puis Jorge Martínez, le protégé de Tomas Cerqueira et celui de Ruiz Manuel affichant tous deux des arguments attestant de leur capacité à s’imposer. Ce fut plus compliqué par la suite pour Parejo, sévèrement accroché par un manso, puis Martínez qui au terme d’une faena brindée à Bernard Marsella remarquée par son sérieux et ses ganas, en termina d’une entière après trois pinchazos.
Quant à Raquel Martín, disons que la protégée de Cristina Sánchez réalisa quelques bons passages à son premier, avant d’éprouver plus de difficultés avec l’ultime qui ne la ménagea pas sur un violent tampon ayant au moins le mérite de montrer que Raquel n’était pas du genre à perdre la face avant d’avoir jeté toutes ses forces dans la bataille. A mettre bien sûr à son crédit.

Les novilladas de ce samedi

Plaza de toros de Lerma (Burgos).- Première semifinal del Circuito de Castilla y León.
Novillos de Sánchez Herrero (1º y 2º) et Antonio Palla (3º y 4º).
Daniel Medina, oreille et oreille
Ismael Martín, oreille et oreille

Palos de la Frontera (Cádiz).- Final del Circuito de Novilladas de Andalucía. Novillos de Ave María y Torrehandilla para « Calerito », Jesús Cuesta y Christian Parejo.

« Calerito », oreille et deux oreilles

Jesús Cuesta, dos orejas et vuelta al ruedo

Christian Parejo, oreille et deux oreilles

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