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Au Mexique ce week-end

Xmatkuil (Mérida) Yuc.- Plaza “La Esperanza”. Deuxième course de la féria. Trois quarts d’entrée parun agréable après-midi. Quatre taureaux Fernando Lomelí, bien présentés et avec peu de jeu en général. Poids : 490, 505, 520 et 500 kilos.

Antonio García “El Chihuahua”: Silence et oreille.
Jesús Enrique Colombo : Ovation et ovation après avertissement.

Guadalajara, Jal.- Plaza “Nuevo Progreso”. Cinquième et dernière de la saison. Entrée moyenne par un après-midi agréable. Deux taureaux de La Venta del Refugio pour rejones (1er et 4e) et cinq de San Constantino (7e en cadeau), bien présentés, le 7., ce dernier récompensé par une traînée lente après une forte demande de grâce qui n’a pas été accordée. Poids : 465, 505, 500, 510, 505, 490 et 500 kilos.
Le rejoneador Diego Ventura : Ovation et ovation.

Arturo Macias et le ganadero en triomphe (photo EM)

Arturo Macías (mauve et or): Oreille, ovation et deux oreilles au toro de regalo.

Diego San Román (bleu paon et or) : Ovation et oreille.

Guadalajara, Jal.- Cortijo “Los Fernández”. Fête taurine pour les 25 ans de l’hacienda. Trois quarts d’entrée par un agréable après-midi.

Novillos de différents élevages par ordre d’apparition : San Isidro, Chinampas, San Constantino, San Isidro Paviche et Lalo Santa Cruz (6e, en cadeau) de comportement varié parmi lesquels le 2e s’est démarqué. il a beneficié une traînée lente.

José Antonio Ramírez “El Capitán”: Oreille.
Antonio Ferrera : Deux oreilles.
Léo Valadez : Ovation.

Héctor Gutiérrez : Ovation et ovation au toro de regalo.

.San Luis Potosí, SLP.- Plaza “El Paseo-Fermín Rivera”. Corrida 1 tiers d ‘entrée, l’agréable soitée. Sept taureaux colorados (7e, en cadeau), bien présentés, vec un jeu varié, dont le 4e s’est démarqué. et 5e., celui-ci a béneficié d’ une traînée lente.
Jorge Hernández Gárate : Ovation et deux oreilles.
Diego Ventura : Ovation et deux oreilles.
Fauro Aloi : Retour, ovation et oreille en cadeau

Morante récompensé à Londres

Morante reçoit la reconnaissance des aficionados britanniques lors du déjeuner d'anniversaire Club Taurin de Londres au Orienta Club à Londres. 

Réactions au retrait de Caron

Caron retire son texte: la réaction de l’UTF

Philippe Caubère: “cet assaut n’est pas dirigé contre la corrida, mais contre l’art en général”

Voici la chronique de Philippe Caubère dans Midi Libre de ce matin:

Qu’Aymeric Caron présente un projet de loi pour interdire la corrida me semble aussi obscène qu’eût été, lors de ma lointaine jeunesse, Guy Lux ou Léon Zitrone appelant au rétablissement de la peine de mort ou à l’interdiction de l’avortement. Ce qui n’est pas une comparaison, mais une image. Pour me faire comprendre. Qui fait d’ailleurs injure à la mémoire des deux ancêtres, mais eût certainement remporté un grand succès auprès de cette crapule à laquelle notre Guy Lux d’aujourd’hui fait appel à tous vents : l’opinion publique. Qu’est-ce que ce monsieur, pur produit de ce que nous connaissons de pire sur la terre, la télévision, pourrait bien comprendre au dernier vestige encore vivant de la tragédie antique ?

Peut-être pourrait-il, comme nos deux anciens, donner son avis sur les courses de vachettes ou les concours de catch, mais… la corrida ! Je crois surtout qu’il a repéré que cette « cause » était bien la seule qui pourrait lui donner quelque crédit dans la conquête de je ne sais quelle place politique. Cette histoire surréaliste me semble un symptôme supplémentaire de l’effroyable égarement des valeurs de cette gauche dont on dirait qu’elle s’acharne vraiment à devenir « la plus bête du monde ».

            En vérité, cet assaut n’est pas dirigé contre la corrida, mais contre l’art en général. Je suggère d’ailleurs à Aymeric Caron de s’en prendre également à l’Opéra, la Danse, le Cirque et dans la foulée, au Théâtre et au Cinéma. Puisqu’au terme de sélections féroces et anti-démocratiques, on fait subir aux cordes vocales des chanteurs lyriques des déformations toujours plus atroces, aux pieds des petits rats ou des danseuses étoiles des mutilations pires que celles infligées aux Japonaises du Moyen-Âge, aux acrobates et funambules des prises de risques destinées seulement à la jouissance sadique de publics impatients de les voir tomber.

Le théâtre et le cinéma n’ayant comme seule raison d’être que l’occasion donnée aux prédateurs de toutes sortes de pouvoir exercer leurs sévices. Ah mais non : je suis con !  Il ne s’agit que d’humains : peu importent leurs souffrances. Puisque seule compterait « l’animale ». Dans un journal de Nîmes (où l’on se demande un peu ce qu’il fait là…), sous le titre : « On ne peut pas être de gauche et soutenir la corrida » Monsieur Caron déclare que « ce qui nous a été longtemps présenté comme un acte artistique est en réalité une séance de torture médiatique ». Médiatique… la corrida… Sûrement pas Mr Caron, n’est-ce pas ? Et « torture » bien sûr : ça le fait. Mais « combat » ? Surtout pas ! Le sang, la violence en effet, qui le nierait ? Mais la question « pourquoi » ? Ça non, jamais. Le problème avec les anti-corridas a toujours été le même : l’ignorance. La mauvaise foi. Pour tout dire, la bêtise. C’est à dire le refus de comprendre. Sans parler d’une chose inavouée et pour cause, inavouable : le mépris pour le Sud. Ce dont je n’accuserai jamais Brigitte Bardot ou Alain Bougrain-Dubourg dont je respecte les personnes et le combat auquel ils ont donné leur vie. Mais trop d’autres.

Je n’ai plus envie d’essayer de défendre la corrida auprès de ces gens là. Encore moins d’en débattre — qui est « pour », qui est « contre », etc. Je n’ai pas envie de pleurnicher, évoquer l’émotion profonde que la beauté des toros de combat et leur férocité, celui du courage des toreros et leur féminité, la joie de la féria enfin, ont toujours su donner au peuple. Les plus grands écrivains, poètes et peintres l’ont fait cent fois mieux que moi. Le plus affligeant pour moi est qu’un parti de gauche, c’est à dire ma famille, ait accepté de s’incarner dans ce personnage ridicule, au mépris de l’une de ses missions sacrées : la protection de la nature.

La mise à mort de la corrida, crime contre le bon sens, serait une catastrophe écologique absolue : la disparition de milliers d’hectares de nature vierge et l’extinction d’une espèce animale sauvage unique au monde. Sans parler du désastre économique qui ne semble pas leur sujet, du désastre social qui l’est encore moins et de la mort de l’art dont on dirait… qu’il ne l’a jamais été. Mais alors… c’est quoi ? Le pouvoir ? Continuez comme ça, vous ne le retrouverez jamais.

Philippe Caubère,

Jaun Leal écrit au président Macron

Beziers 15-08-2018

Le matador arlésien Juan Leal vient d’écrire une lettre au Président de la République Emmanuel Macron qui a été publiée par le site espagnol “Applausos”. En voici la traduction:

Monsieur le Président,

Vous avez toujours défendu la culture qui, selon la définition de l’UNESCO, « désigne un ensemble de pratiques dans lesquelles une certaine communauté humaine exprime ses valeurs, sa sensibilité et, finalement, son identité existentielle ».

Les communautés du sud de la France partagent leur passion pour le taureau, se mesurant à lui dans des spectacles plus ou moins tragiques depuis le Moyen Âge. Parmi toutes ces traditions, la tauromachie représente un rite unique et particulier. Je laisserai volontairement de côté toutes les raisons sociologiques, écologiques ou économiques qui suffiraient à le défendre. D’autres l’ont fait très explicitement et il est connu de tous que seule la tauromachie assure l’existence de la race de taureaux de combat, protège un écosystème unique et soutient une économie agricole et touristique très importante dans de nouvelles régions.

Je me limiterai à parler de mon statut de torero. De l’engagement que j’ai chaque après-midi que je combats, mettant mon existence en jeu et donnant un sens à ma vie et la haute idée de ce que le mot liberté représente pour moi. Au vu du débat large et démesuré qui s’est élevé il y a quelques semaines autour d’un projet de loi visant à interdire la tauromachie, force est de constater qu’il n’est pas facile de se comprendre. Pour ceux qui ne connaissent pas la tauromachie, la corrida peut même être insupportable, et ils confondent dévouement et cruauté, risque et inconscience. Et, en effet, comment comprendre qu’on tue le taureau alors que c’est l’animal qu’on aime le plus et dont on s’occupe avec passion et soin pendant quatre ans pour enfin l’emmener dans une arène ?

La réponse jaillit sans hésitation : Qu’est-ce qui me pousse chaque soir à risquer ma vie en flirtant avec l’essence même de la condition humaine et réaffirmant ainsi la supériorité de la vie sur la mort ? Il ne fait aucun doute que c’est là le nœud du problème, car c’est clairement de cela qu’il s’agit. C’est pourquoi je vous écris, Monsieur le Président, ainsi qu’à ceux qui ne veulent pas nous comprendre, et nous reléguer au rang d’irresponsables barbares. Notre passion est légitime et légalement reconnue. C’est la réaffirmation de notre communauté culturelle et de son droit au respect qui sera débattue le 24 novembre à l’Assemblée nationale.

Je suis torero par passion et par conviction. Malgré tout et tout le monde. Ma vie c’est rencontrer le regard d’un taureau brave, avec ses cornes et ses cinq cents kilos de violence sauvage chaque après-midi au centre du ring. Je dois apprivoiser cette menace, réussir et transmettre mes sentiments aux fans. De ma confrontation avec le taureau naîtra une œuvre d’une beauté éphémère, d’incroyables arabesques qui transformeront un public disparate mais uni dans les gradins en un ensemble d’émotions, témoin que la tauromachie est le dernier lien entre l’être humain et ses origines.

La société que défendent nos ennemis ne fait pas de différence entre les hommes et les animaux. Ce n’est pas une manière de respecter l’un ou l’autre. Ce que nous demandons, c’est la liberté de vivre nos vies conformément à nos valeurs, notre sensibilité et, finalement, notre identité existentielle. Dans ce combat légitime, Monsieur le Président de la République, j’espère pouvoir compter sur votre soutien.

Recevez, Monsieur le Président, l’expression de mon profond respect.

Juan Leal

Adrien Salenc rencontre le député des français de l’étranger

🇫🇷 Rencontre avec le député des Français établis à l’étranger Stéphane Vojetta – Député à Madrid.

J’ai pu lui expliquer tous les enjeux de la tauromachie et ce qu’entraînerait sa prohibition.

J’espère pouvoir compter sur son vote jeudi à l’assemblée nationale! 🏛️🗳️🐂

Les trois présidents de région du sud soutiennent la corrida

Plus de 15 000 euros de bénéfices réalisés au festival de Méjanes

Méjanes Marc Serrano ici avec Mme Cuillé lors du dernier festival (photo D; Chicot)

Le récent festival de Méjanes qui s’est déroulé le 30 octobre dernier, organisé par Marc Serrano et ses amis de l’association « Un toro pour un rêve d’enfant », a permis de récolter une somme supérieure à 15 000 euros. Ce très beau résultat montre la générosité des aficionados qui étaient venus nombreux participer à la journée et de l’ensemble des acteurs qui ont tous œuvré gratuitement au succès de cette manifestation qui avait pour but d’aider les enfants malades. Cet argent sera versé aux services de pédiatrie des hôpitaux d’Arles et de Nîmes. La cérémonie de remise du chèque global se déroulera le vendredi 2 décembre à Méjanes à 18 heures 30 au restaurant La Bergerie en présence des organisateurs. A cette occasion la tombola du festival sera tirée et la somme exacte des bénéfices du festival sera dévoilée et remise aux responsables des hôpitaux. On sait d’ors et déjà que cette somme sera supérieure à 15 000 euros.

En défense de la corrida dans Midi Libre: Olivier Marleix président du groupe LR à l’Assemblée Nationale

Le député d’Eure-et-Loir et vice-président des Républicains Olivier Marleix préside le groupe LR à l’Assemblée nationale. Aficionado, à titre personnel, il explique pourquoi il s’engage en faveur de la corrida et votera contre la proposition de loi d’Aymeric Caron.

Quelle sera la position de votre groupe jeudi si la proposition de loi d’Aymeric Caron visant à abolir la corrida est discutée et votée à l’Assemblée nationale ?

Sur ce sujet-là, comme tous les sujets, dans mon groupe, il y a une totale liberté de vote. C’est la première fois qu’il y en a une au Rassemblement national, et le groupe Rassemblement national va être divisé, c’est la première fois que le groupe macroniste va être divisé, mais chez nous, la liberté de vote, c’est le principe.

Mais sur ce sujet, le président de groupe que vous êtes s’est engagé à titre personnel ?

À titre personnel, je suis un peu sorti de mon devoir de réserve habituel de président de groupe. Normalement, je ne signe pas d’amendement autre que des amendements collectifs. Et là, j’ai déposé un amendement qui a été voté en commission des lois et qui a supprimé l’abrogation proposée par Aymeric Caron. C’est un amendement que j’ai déposé avec ma collègue Anne-Laure Blin (députée LR de Maine-et-Loire, NDLR). Il a été voté en commission, donc on a gagné la première étape.

Quel est le rapport de force sur ce sujet au sein de votre groupe ?

Je pense que, de manière générale, dans notre groupe, il y aura un plus grand nombre de députés pour défendre la diversité culturelle, la diversité de traditions, les cultures qui s’expriment aussi à travers ce combat pour la défense de la tauromachie. Je pense que je serai suivi par le plus grand nombre de mes collègues présents.

Au sein du groupe LR au Sénat, les équilibres doivent par ailleurs être similaires ?

Oui, oui. Je pense aussi. Gérard Larcher ? Je ne lui en ai pas encore parlé, et je ne m’exprimerai pas à sa place. Mais, moi, je suis sorti de mon devoir de réserve en espérant l’emporter jeudi dans l’hémicycle.

Justement, qu’est-ce qui a motivé votre démarche, pourquoi monter au front sur ce sujet ?

Je comprends ce que le philosophe Francis Wolff appelle “les conflits de sensibilité”. Les gens qui ne connaissent pas du tout la corrida en ont une image qui en réalité est fausse. Ils ne voient que la mort du toro, les derniers instants de la corrida. Ils voient la souffrance de l’animal, mais l’aficionado ne va pas à la corrida en admettant la souffrance animale. Dès qu’un picador a un geste trop appuyé, si le torero est maladroit, le public proteste aussi. Personne n’applaudit la souffrance de l’animal. L’aficionado voit autre chose, il sait ce qu’est un toro de combat, un toro brave, il sait qu’il s’agit d’une espèce spécifique, spécialement élevée pour la corrida, qui disparaîtra un jour si on supprime la corrida. Ceux qui ne connaissent pas ne savent pas qu’il s’agit de véritables fauves, redoutables, avec des cornes de la taille d’un sabre, très effilées. Un torero, le temps de la corrida, la mise à mort exceptée, c’est un homme à mains nues face à un fauve, ça les gens ne le voient pas, ne voient pas ce courage. C’est une autre culture, pas partagée par tous.

L’Union des Villes Taurines en association avec l’Observatoire National des Cultures Taurines, la Fédération des Sociétés Taurines, l’Association Françaises des éleveurs de Toros de Combat, le mouvement Esprit du Sud, l’Union des Clubs Taurins de France et l’ACOSO organisent ce samedi 19 novembre la remise d’une motion en défense de la liberté culturelle au président de la République. C’est ce que vous voulez défendre ?

Oui. Cette culture a été célébrée par de grands artistes, je ne pense pas que des gens comme Hemingway, Picasso, Cocteau étaient des barbares. Ceux qui combattent la corrida pourraient aussi faire l’effort de comprendre un peu plus cet univers.

Redoutez-vous que d’autres traditions, ou cultures, comme vous les présentez, soient attaquées à leur tour, après la tauromachie ?

Oui. De manière générale, on se retrouve face à la politisation de la question animale. C’est une philosophie selon laquelle l’homme ne serait qu’une espèce parmi d’autres, qu’elle n’aurait aucun droit sur les animaux qui seraient un peu les dernières victimes du mâle blanc suprémaciste. C’est un peu la philosophie qu’il y a derrière la proposition d’Aymeric Caron. Et après, on ne chasse plus, la chasse à courre est dans leur viseur puis ce sera au tour d’autres formes de chasse, on ne pêche plus, même si on relâche le poisson. Mais ce que je combats résolument, et que propose Aymeric Caron, c’est cette espèce d’uniformisation de valeurs au nom desquelles il faudrait faire disparaître des cultures régionales.

Mais d’autres dangers, finalement, ne mettent-ils pas en péril la tauromachie ?

Cette initiative ne sera pas isolée, elle reviendra. Mais il y a en même temps, de vrais succès populaires avec les grandes ferias, Arles, Nîmes, Béziers. Il y a aussi une belle génération de formidables jeunes toreros français, comme El Rafi, par exemple, il est très sympathique en plus. Ils pourraient se faire davantage les ambassadeurs, dans les médias nationaux, de ce qu’est la corrida. J’attends aussi avec impatience le retour de Sébastien Castella.

Vous êtes élu d’un département qui n’a pas de tradition tauromachique, ça ne doit pas être toujours simple d’y défendre une position d’aficionado ?

Oui, c’est sûr, chez moi, on connaît moins la corrida. mais bon, je défends, j’explique. Et quand on explique, les gens arrivent aussi à comprendre. À comprendre que nous n’attendons pas que l’animal souffre. Moi je dis aux gens, croyez-moi,si je devais être réincarné en bovin, je préférerais l’être en toro bravo qu’en animal de boucherie.

VINCENT COSTE Midi Libre

https://www.midilibre.fr/2022/11/18/corrida-je-prefererais-etre-reincarne-en-toro-brave-quen-animal-de-boucherie-assure-le-lr-olivier-marleix-10811699.php

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